Péritonite par perforation gastrique et /ou duodénale : Aspects épidémio-cliniques et thérapeutiques au Centre de Santé de Référence de la Commune I du District de Bamako
Résumé
L’étude s’est déroulée dans le service de chirurgie générale du CSREF CI de
Bamako. Nous avons effectué ce travail dans le but de décrire les aspects épidémio
clinique et thérapeutiques des péritonites par perforation gastriques et/ ou
duodénales au CSREF CI à travers une série de 31 patients.
OBJECTIFS :
Les objectifs de notre étude étaient de déterminer la fréquence des péritonites par
perforation gastriques et/ ou duodénales au CSREF CI de Bamako ; identifier les
facteurs favorisants ; décrire les aspects cliniques, para cliniques et thérapeutique ;
décrire les suites opératoires ; évaluer le cout de la prise en charge ; analyser les
résultats du traitement chirurgical.
METHODOLOGIE :
Il s'agit d'une étude rétrospective et prospective descriptive de 2ans, couvrant la
période du 1er Mai 2023 au 30 Avril 2024 pour la phase rétrospective et du 1er Mai
2024 au 30 Avril 2025 pour la phase prospective, porté sur 31 cas de péritonite par
perforation gastrique ou duodénale.
Tous les patients de tous les âges admis et opérés dans le service pour péritonites
par perforation gastriques et ou duodénales confirmée à la laparotomie.
RESULTATS :
Durant la période d’étude nous avons colligé 31 dossiers de malades pour
perforations gastriques et /ou duodénales qui représente 27,68% des péritonites de
toutes les étiologies confondues.
La tranche d’âge de 21-30 ans était la plus représentée soit 45,2% ; les âges
extrêmes étaient de 11 et 79ans. La moyenne d’âge a été de 32,81ans avec un écart
type de 16,13.
La prédominance masculine était nette (sex-ratio=5,2).
La majorité des malades, sont venus au CSREF CI dans l’intervalle 2 à 4jours
d’évolution des symptômes soit 38,7%. Le principal facteur de risque a été la
notion de prise d’AINS soit 43,4%. Les signes cliniques et para cliniques en faveur
d’une perforation gastroduodénale ont été : La douleur abdominale (100%) ; la
contracture abdominale (83,87%) ; le cri de l’ombilic (87,1%) ; une disparition de
la matité pré hépatique (67,7%) ; une grisaille diffuse à l’ASP (54,5%).
L’excision + Suture + Omentoplastie a été la technique opératoire la plus utilisée
(61,3%).
En post opératoire, 100% de nos patients ont reçu un traitement médical
antiulcéreux.
Les suites opératoires ont été simples dans 93,5%. L’évolution est marquée par la
suppuration pariétale profonde (3,23%).
Dans notre étude nous avons enregistré 1 décès ; la mortalité était de (3,23%).

