Evaluation de la prise en charge des cas et classification des phénotypes du paludisme au centre de santé communautaire de Sotuba
Résumé
Introduction : Le paludisme est une maladie parasitaire, une érythrocytopathie fébrile et
hémolysante due au développement et à la multiplication chez l’homme d’hématozoaires du
genre Plasmodium. L’objectif de ce présent travail était d’évaluer la prise en charge du
paludisme dans la population de Sotuba en 2023.
Méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale sur l’évaluation de la prise en charge des cas
et classification des phénotypes du paludisme au centre de santé communautaire de Sotuba en
commune I du district de Bamako. Notre étude, portant sur les registres de consultation et du
laboratoire de 2023 et une enquête par interview des patients/parents et prestataires du 1er
janvier en avril 2025.
Résultats : Au terme de cette étude nous avons observé une fréquence du paludisme de
73.9% chez les patients du CSCOM. Les patients de 15-59 ans souffraient plus de paludisme
52,9%. Les signes cliniques les plus fréquents étaient la fièvre75 %, les céphalées 67%, les
courbatures 33% et les vomissement 32%. Le reclassement selon le phénotype de paludisme
n’a pas été possible à cause de la qualité des enregistrements de diagnostic dans le registre ou
tous sont noté « Paludisme »
La majorité des cas de paludisme a été traité en première intention avec des antipaludiques
injectables. L’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide était de l’ordre de 34% et
11% des femmes enceintes avaient reçu la Sulfadoxine-Pyriméthamine ou avaient fait la
consultation prénatale saisonnière. Les patients/accompagnants savaient que le paludisme est
transmis par la piqûre de moustiques 99%.
Conclusion : Nous avons évalué la qualité de la prise en charge des cas de paludisme selon les
recommandations du Programme National de Lutte contre le Paludisme au CSCOM de Sotuba.
Il ressort de cette étude que tous les cas de paludisme étaient enregistrés sous le terme «
Paludisme ». Le reclassement du diagnostic sur la base des signes/symptômes et résultat de la
confirmation biologique notifiés dans le registre montrait que la majorité des patients
souffraient de paludisme simple. Le diagnostic était autres pathologies dans 10,9% des cas. La
majorité des cas de paludisme a été traité en première intention avec des antipaludiques
injectables. Le traitement antipaludique de relais a été prescrit dans 11,5% des cas. Les
patients/parents de malades connaissaient la cause du paludisme. Le recours aux mesures de
lutte contre le paludisme était relativement faible. La sensibilisation des délégués médicaux et
les phénotypes de paludisme motivaient le choix des antipaludiques par les prestataires. Nous
suggérons une étude transversale avec une collecte de données prospective pour mieux cerner
les difficultés quant au respect des recommandations du PNLP sur la prise en charge du
paludisme.

