Tératomes sacro-coccygiens : Aspects épidémiologique, clinique, thérapeutique et évolutif au service de chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel Touré
Résumé
INTRODUCTION : Les tératomes sont des tumeurs dérivées des cellules germinales pluripotentes. Elles sont composées d’éléments des trois lignées germinales et leur contenu est typiquement pluritissulaire. Elles sont habituellement localisées sur la ligne médiane : Sacrococcygiennes (45%), cervico-faciales (28%) et thoraciques (11%) pour les principales.
OBJECTIF : Etudier les tératomes sacro-coccygiens dans le service de chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel Touré.
METHODOLOGIE : Il s’agit une étude rétrospective et prospective de 07 ans allant du 1er Janvier 2018 au 31 Décembre 2024 au service de chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel Touré. La période rétrospective s’étendait du 1er Janvier 2018 à Février 2023 et celle prospective de Mars 2023 au 31 Décembre 2024.
RESULTAT : Pour 4668 admission, 21 cas de TSC ont été colligés, ce qui a représenté une fréquence hospitalière de 0,44% et une incidence de 4,9 cas/an. L’age moyen de nos patients étaient de 1,28 jour avec des extrêmes de 1 jour et de 14 ans. Le diagnostic anténatal a été évoqué chez 3 patients grace à l’échographie obstétricale. Aucun de nos patients ne présentaient des ATCD familiaux de TSC ni de gémellité et l’accouchement était par voie haute chez 4 de nos patients. La taille de la masse sacro-coccygienne variait entre 7 cm et 28 cm et était molle (kystique) dans 86% des cas. L’anus était refoulé dans 16 cas et 1 cas de compression digestive a été retrouvé. Le type I d’Altman était prépondérant dans 86% des cas et 1 cas de malformation cardiaque à type de CIA a été retrouvé chez 1 patient. Le taux d’AFP était élevé dans 62% des cas et tous nos patients ont bénéficié d’une exérèse par voie périnéale avec coccygectomie. 95% des tératomes étaient matures. Aucun de nos patients n’a reçu une chimiothérapie palliative. L’évolution post-opératoire a été marqué par la surinfection de la plaie opératoire dans 13 cas, une fistule rectale dans 1 cas, une sténose anale dans 1 cas, un prolapsus rectal dans 1 cas et avec un recul de 6 mois, nous avons perdu 2 patients et n’avons pas enregistré de récidive.
