Problématique du diagnostic de la tuberculose extra pulmonaire dans le service de médecine générale du CHU Pr Bocar Sidi Sall de Kati
Abstract
Introduction : Dans notre pratique, nous sommes de plus en plus confrontés à des difficultés diagnostiques de la tuberculose surtout extra-pulmonaire (TEP). Notre objectif principal était d’évaluer les limites et difficultés des méthodes diagnostiques de la TEP prises en charge au service de médecine générale du CHU Pr Bocar Sidi Sall (Kati).
Méthodologie : Notre étude était transversale, observationnelle et descriptive, à collecte rétrospective des données allant d’Avril 2018 à Décembre 2023 et prospective de Janvier 2024 à Janvier 2025. Nous avons inclus les cas de TEP, ayant acceptés de participer à l’enquête et pris en charge au CHU de Kati sur la base des arguments cliniques manifestes évocateurs de la maladie et paracliniques suivis de la décision de mettre sous traitement par le médecin.
Résultats : La TEP a représenté 47 cas (47/128 ; 36,7%) parmi lesquels nous avons inclus 31 cas (1,9 %). L’âge moyen est 45,90 ± 17,73 ans avec un sex-ratio de 0,93. La moitié 51,6 % résidait en milieu rural. Le syndrome d’imprégnation bacillaire quasi constant était caractérisé par la fièvre (25,7 %), l’amaigrissement (24,8%), l’anorexie (25,7 %), l’asthénie (23,8%) et les sueurs nocturnes (40%). Les principales localisations extra-pulmonaire étaient péritonéale (42,4 %) et pleurale (42,4 %). Les examens clés pour le diagnostic ont été : sur les crachats, la microscopie (14,3%) et la biologie moléculaire (16,7%), sur le liquide pleural la biologie moléculaire (85,7%), la biopsie pleurale (7,2%), la biopsie ganglionnaire (100%) et l’IDR avec 78% de positivité. Les difficultés pour confirmer le diagnostic étaient relatives à l’insuffisance du plateau technique et au manque de ressources financières La co-infection TB-VIH était présente dans 32,3% des cas. 61,3 % ont terminé leur traitement et 32,3 % sont décédés.
Conclusion : Dans ce contexte de ressources limitées, le diagnostic de la TEP n’a pas aisée. L’investissement dans l'équipement apparait prioritaire pour accélérer le diagnostic et réduire la létalité.

