Etat de connaissance des patients diabétiques concernant trois facteurs de risque cardiovasculaire (HTA, diabète et dyslipidémie) dans le service de Médecine et d’Endocrinologie de l’Hôpital du Mali
Résumé
Introduction : La connaissance des facteurs de risque cardiovasculaire constitue un
élément essentiel pour une meilleure prévention des maladies cardiovasculaires.
L’objectif de notre étude était de déterminer le niveau de connaissance des patients
diabétiques sur trois facteurs de risque cardiovasculaire (HTA, Diabète et dyslipidémie).
Méthodologie : une étude descriptive, transversale et analytique, qui s’est déroulée du
01/06/2023 au 30/07/2024. Elle concernait les patients diabétiques vus en consultation
et/ou hospitalisés dans le service de Médecine et d’Endocrinologie de l’hôpital du Mali.
Résultats : nous avons colligé 151 patients. La prédominance était féminine avec un sexratio
de 0,88. L’âge moyen des patients était de 56,12 ans. L’hypertension a été retrouvée
chez 65,60%, et la dyslipidémie chez 33,77%. Une proportion de 93,38% des patients
connaissait la définition du diabète, 92% des patients connaissaient l’hypertension, et
33,41% des patients connaissaient la dyslipidémie.
Une proportion de 39,74% des patients avait indiqué ne pas avoir reçu d’informations sur
les complications concernant le diabète, 21,19% pour l’HTA, et 56,95% pour la
dyslipidémie. Parmi les patients qui avaient une tachycardie sinusale à
l’électrocardiogramme 75% savaient que l’hypertension pouvait avoir des complications
cardiaques. La source d‘information sur l’HTA était les proches chez 45,03%, suivie par
des agents de santé chez 33,77%. Les complications cardiaques étaient les premières
complications évoquées par les patients. Nous n’avons pas retrouvé de lien statistiquement significatif entre la connaissance des trois facteurs de risque cardiovasculaire et l’existence
de complications cardiovasculaires.
Conclusion : Les facteurs de risque cardiovasculaire constituent un problème majeur de
santé publique. Les patients ont une mauvaise connaissance de la dyslipidémie, les agents
de santé doivent s’impliquer davantage pour une meilleure explication des facteurs de
risque cardiovasculaire.