Approche épidémiologique sur le noma dans le service de stomatologie et chirurgie maxillo-faciale de l'hôpital de Kati

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Date
2002Auteur
Kangale Koyandaoule, Ferdinand Maximin
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Entre 1991 et 2000 fut entreprise à l'Hôpital de Kati une étude sur le noma. IL y avait 61 patients dont 50,50p. 100 de sexe féminin avec un sex-ratio de 1,03. La classe d'âge la plus touchée fut celle comprise entre 3 et 18 ans (50,50p. 100) devant celle de 19 et 33 ans (39,30p. 100). Les ethnies les plus touchées furent celles des Soninkés ( 21,30p. 100) et des Bamanans (18p. 100). La majorité des patients étaient originaires de la région de Koulikoro ( 23p. 100), du district de Bamako (19,70p. 100) et de la région de Ségou (16,40p. 100). La principale localisation du noma a été au niveau des lèvres (39,30p. 100), suivie de celle de la joue (21,30p. 100) et du nez (19,70p. 100). Nous avons utilisé dans le cadre de la reconstruction des séquelles la plastie d'Eslander-Abbé, par lambeau naso-genien et par lambeau du grand dorsal ou du grand pectoral. Parmi nos patients venus en controle post-opératoire dans le cadre du suivi, 59,10p. 100 ont présenté un bon résultat et 9,10p. 100 un résultat mitigé. Nous n'avons pas trouvé de liaison statistique significative ni entre le siège de la pathologie et le sexe des patients ( PF égal 0,386), ni entre le sexe et les tranches d'âge concernées chez les patients consultés (PF égal 0,362).