Association diabète et goitre dans le Service de Médecine Interne de l'Hôpital du Point G

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Date
2002Auteur
Kenko Tchoumbou, Scholastique Bienvenue
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Nous avons étudié l'association diabète et goitre dans le service de Médecine Interne de l'hôpital du point G à Bamako au Mali. Notre étude a été descriptive, rétrospective et prospective ; s'étendant sur une période de 4 ans et six mois. Elle a concerné 32 patients. Nous avons trouvé une prévalence de 0,95p. 100 ainsi qu'une nette prédominance du sexe féminin avec un sexe ratio de 4,3. l'age moyen était 50,03 ans. Les signes cliniques étaient dominés par le syndrome polyuro-polydipsique (93,8p. 100), l'amaigrissement (78,1p. 100) et la baisse de la libido. Ces signes d'abord associés au diabète, peuvent masquer une dysthyroidie. 75p. 100 des patients avaient un diabète de type 2, 21,9p. 100 un diabète de type 1 et 3,1p. 100 un diabète secondaire au stress.34,4p. 100 diabétiques classés type 2 avaient un poids normal et un âge situé entre 41-50 ans ; il pourrait s'agir de slows type 1. 9,4p. 100 des patients ont présenté l'association diabète et hypothyroidie, 37,5p. 100 avaient une association diabète et hyperthyroidie. Sur des bases cliniques, nous pensons que 9,4p. 100 présentaient un diabète de type 1 associé à une maladie de basedow. Aucun patient n'avait un diabète de type 1 associé à une hypothyroidie mais ceci peut être lié aux moyens diagnostics ; la plupart des hypothyroidies étant souvent infra cliniques. Le dosage des anticorps antithyroidiens, des ICA, des anticorps anti GAD et anti insuline ne s'effectue pas au mali. Il nous aurait pourtant permis d' étayer le role de l'auto-immunité dans la survenue de ces polyendocrinopathies qui semblent fréquentes au MALI, pays d'endémie goitreuse.