Transfusion autologue différée à la maternité Rénée Cissé de Hamdallaye de Bamako
Résumé
La crainte d'une pénurie de sang homologue ainsi que les risques (quasi inévitables) liés à la transfusion classique poussent les équipes medico-chirurgicales à s'intéresser de plus en plus aux techniques de transfusion autologue. Si dans les pays développés plusieurs études ont permis de cerner plusieurs aspects de ce problème il n'en demeure pas de même dans les pays en développement. Cette étude s'est déroulée à la maternité Rénée Cissé de Hamdallaye et au centre national de transfusion sanguine de Bamako. Au cours de notre enquête nous avons pu interroger 71 patientes avec un taux d'adhésion de 100 p. 100 à la technique d'autotransfusion différée. Il s'agit d'une étude prospective, transversale portant sur 22 patientes programmées pour une intervention chirurgicale potentiellement hémorragique. Les 22 patientes ont été sélectionnées du 1er décembre 2000 au 31 octobre 2001. La sélection des patientes a été effectuée sur la base de nos critères d'inclusion .Pour cela il fallait avoir un taux d'hémoglobine supérieur ou égale à 11g/dl et un taux d'hématocrite supérieur ou égale à 33p. 100.Les patientes devrait être en bon état général avec les tests(BW,AgHBs,HIV ) négatifs. Au cours de notre étude nous avons pratiqué la technique du prélèvement unique sauf chez deux patientes où deux unités de sang ont été prélevées soit vingt quatre unités de sang total. Nous avons constaté 8p. 100 d'incidents au cours d es prélèvements autologues. Toutes nos patientes ont bénéficié d'un suivi hématologique et clinique. Trois numérations formules sanguines ont été effectuées en post opératoire (un jour, quinze jours et trente jours après l'intervention). En fin de protocole la quasi totalité de nos patientes ont retrouvé leur état hématologique initial ; les taux moyens d'hémoglobine et d'hématocrite ont été respectivement 11,74g/dl et 35,23p. 100.