| dc.description.abstract | Introduction : La pathologie hémorroïdaire est l’affection anale la plus fréquente
qui s’exprime par des manifestations intermittentes. Ces manifestations ne sont
pas spécifiques, nécessitant une prise en charge rigoureuse en adaptant le
traitement et la surveillance en fonction du stade évolutif de la maladie.
But : Evaluer la prise en charge de la maladie hémorroïdaire dans le service de
chirurgie générale du CSRéf CIII.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude rétrospective et prospective, descriptive
et analytique allant du 31 décembre 2020 au 31décembre 2025 soit une période
de cinq (05) ans, qui s’est déroulé dans le service de chirurgie générale du CSRéf
CIII.
Résultats : Nous avons recueillis 72 cas de maladies hémorroïdaires sur : - 1714 consultations, soit une moyenne de 342 consultations par an. La
maladie hémorroïdaire a constitué 23,81% de toutes les consultations, soit
une moyenne de 14 cas par an.
- 1060 interventions chirurgicales, soit une moyenne de 212 interventions par
an. La maladie hémorroïdaire représente 23,04% de toutes les opérations, soit
une moyenne d’environ 14 maladies hémorroïdaires opérées par an.
Le sexe masculin représentait 72% de nos patients avec un sex-ratio de 2,6.
L’âge moyen de nos patients était de 32,76±9,8 ans avec des extrêmes de 18
et 63 ans. La tranche d’âge [20-39ans] était plus représentée soit 72,2 %. Le
motif de consultation le plus fréquent dans notre étude était la douleur anale
et prolapsus hémorroïdaire (48,8%). Dans notre étude les règles hygiéno
diététiques, la régularisation du transit et d’antalgique ont été
systématiquement instaurées chez tous nos patients (100%). Quarante-six
patients (64%) ont reçu un traitement chirurgical, l’hémorroïdectomie
pédiculaire ouverte de MILLIGAN et MORGAN a été réalisé chez (84,8%),
thrombectomie simple chez (10,9%) et hémorroidectomie + fissurectomie
chez (4,3%), 37% ont présenté une complication postopératoire immédiate
et aucun patient n’a présenté aucune complication postopératoire tardive. La
durée du traitement médical exclusif de nos patients était plus de 30 jours.
Conclusion : La maladie hémorroïdaire est une pathologie fréquente. Dans notre
étude la douleur anale et prolapsus hémorroïdaire ont été le signe fonctionnel le
plus fréquent soit 48,6%, suivie de douleur anale exclusive soit 30,6%. Le
traitement de 1ère intention a été médical soif en cas des complications. La
chirurgie été le dernier recours. | fr_FR |