| dc.description.abstract | Introduction : Les glioblastomes (GBM) chez les patients âgés de 80 ans ou plus représentent
un défi thérapeutique majeur, en raison d’une tolérance limitée aux traitements et d’un
pronostic global défavorable. Cette étude avait pour objectif d’analyser l’autonomie
fonctionnelle, mesurée par l’Indice de Karnofsky (IK) au diagnostic et au cours du suivi, ainsi
que son impact sur la survie globale (SG).
Méthodologie : Cette étude rétrospective monocentrique a été menée au sein du service de
Neuro-Oncologie du CHU de la Timone. Elle a inclus tous les patients âgés de ≥ 80 ans
présentant un GBM de grade 4 IDH-wild-type, diagnostiqué entre mai 2016 et octobre 2024.
Résultats : Au total, 64 patients ont été inclus, avec un âge médian de 83 ans et un IK médian
initial de 60%. La prise en charge chirurgicale comprenait une résection complète dans 23,4 %
(n=15) des cas, une résection partielle dans 25 % (n=16) et une biopsie seule dans 51,6 %
(n=33). Le promoteur de MGMT était méthylé chez 42,2 % (n=27) des patients. Le traitement
de première ligne reposait sur le témozolomide seul dans 56,2 % (n=36) des cas, une
radiochimiothérapie concomitante dans 26,6 % (n=17) et des soins palliatifs dans 17,2 %
(n=11). Le bévacizumab a été administré chez 14 % (n=9) des patients. Les patients présentant
un IK initial ≥ 70% ont conservé leur autonomie plus longtemps et présentaient une survie
significativement meilleure (13 mois ; p < 0,001 ; HR = 0,29). Le statut de MGMT n’était pas
associé à la SG (p = 0,642). L’administration de bévacizumab était indépendamment associée
au maintien de l’autonomie fonctionnelle (HR = 0,16 ; p = 0,008).
Conclusion : Chez les patients âgés de 80 ans ou plus atteints de glioblastome, l’IK initial
constitue un facteur prédictif du devenir fonctionnel et de la survie. L’utilisation du
bévacizumab était indépendamment associée à la préservation de l’autonomie fonctionnelle au
cours du suivi. | fr_FR |