| dc.description.abstract | Contexte et justification :
Les fractures de l’humérus proximal représentent une pathologie fréquente en
traumatologie. Elles constituent environ 5 à 7 % de l’ensemble des fractures et
exposent à des séquelles fonctionnelles importantes lorsqu’elles sont mal prises en
charge. Au Mali, les données concernant cette pathologie restent limitées, justifiant
la réalisation de cette étude afin de mieux caractériser les aspects lésionnels et
thérapeutiques observés dans notre contexte.
Objectif :
L’objectif principal était de décrire les aspects lésionnels et thérapeutiques des
fractures de l’humérus proximal prises en charge au service de chirurgie
orthopédique et traumatologique du CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati.
Méthodologie :
Il s’agit d’une étude monocentrique, descriptive et longitudinale à double
composante (rétrospective et prospective), réalisée au service de chirurgie
orthopédique et traumatologique du CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati sur une période
allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. Ont été inclus tous les patients
présentant une fracture de l’humérus proximal et ayant bénéficié d’une prise en
charge dans le service.
Résultats :
Quarante-cinq patients ont été recensés. Le sexe masculin prédominait avec 64,44 %
des cas, soit un sex-ratio de 1,81. La tranche d’âge de 21 à 30 ans était la plus
représentée (26,66 %). Les accidents de la voie publique constituaient la principale
circonstance de survenue (42,22 %), avec une prédominance du mécanisme direct
(80 %). La majorité des patients consultaient entre la 6e heure et le 3e jour suivant le
traumatisme.
La douleur était retrouvée chez tous les patients et l’impotence fonctionnelle dans
93,33 % des cas. La radiographie standard représentait l’examen d’imagerie le plus
utilisé (77,78 %). Selon la classification de Neer, les fractures de type I étaient les
plus fréquentes (42,22 %), suivies des types II et III (24,44 % chacun). Les fractures
non déplacées représentaient 51,11 % des cas. Le traitement orthopédique était le
plus utilisé (57,78 %), tandis que 42,22 % des patients bénéficiaient d’un traitement
chirurgical. Parmi les techniques chirurgicales, l’ostéosynthèse par plaque vissée
était la plus fréquente. Le délai de consolidation était dominé par 12 semaines (39,99
%). Les complications les plus observées étaient la raideur de l’épaule et
l’amyotrophie, chacune retrouvée dans 15,56 % des cas. L’évaluation fonctionnelle
selon le score de Constant montrait des résultats excellents chez 55,56 % des patients
et bons chez 22,22 %, traduisant une évolution globalement favorable.
Conclusion :
Les fractures de l’humérus proximal au CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati concernent
principalement les sujets jeunes de sexe masculin et sont majoritairement liées aux
accidents de la voie publique. Les fractures peu déplacées de type Neer I sont les
plus fréquentes, expliquant la prédominance du traitement orthopédique. Malgré
certaines complications fonctionnelles, les résultats thérapeutiques demeurent
globalement satisfaisants lorsque la prise en charge est précoce et associée à une
rééducation adaptée. | fr_FR |