Profil de résistance aux antimicrobiens des pathogènes responsables des infections du site opératoire chez les enfants hospitalisés dans le service de chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel Touré.
Résumé
Nous avons conduit une étude prospective, descriptive et analytique qui s’est
déroulé du 20 septembre 2025 au 20 mars 2026 chez tous les enfants âgés de 0 à 15
ans ayant subi une intervention chirurgicale au sein du service pédiatrique en
collaboration avec le Centre d’Infectiologie Charles Mérieux (CICM) pendant la
période d’étude.
L’objectif principal était d’évaluer le profil de résistance aux antimicrobiens des
infections du site opératoire.
Durant cette période durant nous avons opéré 180 patients dans le service de
chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel TOURE, dont 20 cas ont présenté une
infection du site opératoire qui représenté 11,11%.
Le sexe ration était 2,20 en faveur du sexe masculin avec 1 cas de désordre de
développement sexuel (DSD), l’âge moyen d’admission était 72,09 mois avec des
extrêmes 0 à 180 mois.
Les interventions réalisées en urgence constituaient 72,8 % des actes chirurgicaux.
Les péritonites et les occlusions intestinales figuraient parmi les principales patients.
Les infections survenaient en moyenne au 6ᵉ jour postopératoire, avec une
prédominance des infections superficielles atteignant le tissu sous-cutané. Les
prélèvements bactériologiques ont mis en évidence une prédominance des
entérobactéries, notamment Escherichia coli, caractérisées par une résistance
élevée à l'ampicilline et à l'amoxicilline-acide clavulanique, tandis que l'amikacine
conservait une bonne activité. Les complications étaient dominées par la
déhiscence partielle de la plaie opératoire. Le coût moyen de la prise en charge
d'une infection du site opératoire était estimé à 500123,96 FCFA.
Cette étude souligne que les infections du site opératoire demeurent un problème
majeur de santé publique en chirurgie pédiatrique au Mali. Le renforcement des
mesures de prévention, l'application rigoureuse des recommandations relatives à
l'antibioprophylaxie, l'amélioration des pratiques d'asepsie et la surveillance
continue des profils de résistance bactérienne sont indispensables pour réduire leur
incidence et améliorer le pronostic des patients.

