LES PATIENTES EN ABANDON DE SOINS au service de gynécologie obstétrique de l’hôpital Fousseyni Daou de Kayes/ Mali
Résumé
Introduction : La problématique de l’abandon de soins touche tous les pays du
monde selon les proportions variables et tous les secteurs de la médecine sont
concernés. C’est au regard de cela que nous avons initié cette étude dont l’objectif
était d’étudier les sorties contre et sans avis médical des patients hospitalisés au
Service de gynécologie Obstétrique de l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes
Objectif : Etudier l’abandon de soins dans le service de gynécologie Obstétrique
de l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive avec collecte
prospective des données sur une période de 12 mois allant du 1er Janvier au 31
décembre 2025 dans le service de gynécologie obstétrique de l’hôpital Fousseyni
Daou de Kayes.
Résultats : Sur 1231patients admis au service gynécologie obstétrique, nous
avons enregistré 29 cas de sorties contre avis médical (décharges) et 16 cas de
sorties sans avis médical (évasions) ce qui représentait 3,65 % des patients
hospitalisés durant notre période d’étude.
L’âge moyen de nos patients était de 48,90% ans avec des extrêmes de 18 et 45
ans et plus. En ce qui concerne la profession, les ménagères prédominants avec
66,70%. Les patients étaient non scolarisés dans 44,4% des cas.
Les motifs de Sortie étaient dominés par les défauts de ressources financières
(35,60%) secondairement la difficulté d’avoir du sang avec une frequence de
(26,70%). L’initiateur de la sortie était le plus souvent le mari dans 40,0% des cas
; le patient lui-même ne décidait de sa sortie que dans 24,40% des cas. Le taux de
réadmission était de 9,6%. Il y’avait une relation significative entre la sortie et :
le niveau d’instruction avec fréquence de (), le séjour antérieur (p=0,029), la
profession (p=0,044), la durée d’hospitalisation (p=0,037).
Conclusion : Les sorties contre et sans avis médical demeurent une réalité au
service des maladies infectieuses et tropicales du CHU du Point G. L’amélioration
du niveau socioéconomique, la promotion des mutuelles et assurances
contribuerait à la réduction de ces phénomènes.
