| dc.description.abstract | L’objectif était d’évaluer le profil épidémiologique, clinique, paraclinique et thérapeutique du
syndrome cardio rénal à l’unité de néphrologie du service de médecine et de spécialités
médicales de l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes.
Il s’agissait d’une étude prospective, transversale, monocentrique et analytique allant du 1er
Janvier 2024 au 31 décembre 2024. Pendant la période d’étude 496 patients ont été
hospitalisés à l’unité de néphrologie du service de médecine et de spécialités médicales parmi
lesquels 140 cas de SCR ont été diagnostiqués soit une prévalence de 28,23%. L’âge moyen
des patients était de 51,5 ans ±16,1 avec des extrêmes de 17 ans et 82 ans. La tranche d’âge
[41-60 ans] étaient la plus représentée soit 38,6% des cas. Le sexe féminin était majoritaire
(58,6 %) avec un sex-ratio de 0,71. L’HTA était le facteur de risque cardiovasculaire le plus
retrouvé chez nos patients soit 87,1%. L’épigastralgie était le signe clinique fréquent soit
89,3% des cas, suivi de l’œdème des membres inférieurs et de céphalées dans respectivement
73,6% et 70%. Les reins étaient diminués de taille avec une mauvaise différenciation
corticosinusale dans 106 cas soit 75,7%. Le DFG moyen était de 11,71±15,71/min/1,73m2
chez nos patients et le stade 5 de la maladie rénale chronique représentait 77% des cas.
L’IRC représentait 135 des patients soit 96,4 % des cas et l’IRA représentait 5 des patients soit
3,6 % des cas.
Dans les signes échocardiogrammes 72,1% de nos patients avaient une hypertrophie
ventriculaire gauche. La majorité de nos patients avaient une altération de la fraction d’éjectionsystolique du VG soit 49,2% et une cardiomyopathie dilatée d’allure ischémique de 76,4%. Le
SCR type 4 représentait 41,4 % des cas.
Dans la prise en charge, le régime désodé était présente dans 137 des cas soit 97,9% des cas
d’origine non médicamenteuse. La prise en charge pharmacologique était dominée par les
diurétiques, les bétabloquants, et les antibiotiques dans respectivement 96,4%, 95,7% et 92,1%.
L’hémodialyse avait été réalisée chez 65 patients soit 46,6% des cas, et l’OAP était l’indication
la plus fréquente dans 30,8% des cas.
Le syndrome cardio-rénal est une réalité et marque un tournant dans l’évolution de toute
cardiopathie et néphropathie. Le facteur de risque majeur observé dans ce travail était
l’hypertension artérielle avec une fréquence de 87,1%. Le diagnostic repose essentiellement sur
la mesure de la créatinine sérique et l’échographie cardiaque. La prise en charge est difficile
dans notre contexte et nécessite une étroite collaboration multidisciplinaire entre médecin
généraliste, néphrologue et cardiologue. La prévention repose sur les FDRCV. | fr_FR |