Les États Réactionnels de la Lèpre à l’Hôpital de Dermatologie de Bamako de 2020 à 2025
Résumé
Résumé :
Introduction :
La lèpre, également connue sous le nom de maladie de Hansen, est une infection chronique et
contagieuse causée par une mycobactérie appelée Mycobacterium leprae à tropisme cutanée et
neurologique.
La complexité de cette maladie réside non seulement dans son agent pathogène, mais également
dans la diversité de ses manifestations cliniques et des réactions immunitaires qui en découlent.
Malgré les progrès réalisés grâce à la poly chimiothérapie, les réactions lépreuses restent une
cause majeure de morbidité, pouvant entraîner des complications neurologiques et des
incapacités définitives.
Les réactions lépreuses sont des exacerbations immunologiques pouvant survenir avant,
pendant ou après le traitement. Elles sont classées en deux types principaux :
La réaction de type 1 (réaction réversible ou réaction cellulaire),
La réaction de type 2 (érythème noueux lépreux), à composante humorale.
L’Hôpital de Dermatologie de Bamako est le centre de référence national pour la prise en
charge de la lèpre au Mali. Le but de ce travail était de décrire les aspects épidémiologiques,
cliniques, thérapeutiques et évolutifs des cas de lèpre en réaction suivis à l’Hôpital de
Dermatologie de Bamako entre 2020 et 202
Matériel et méthodes Étude transversale descriptive sur une période de 6 ans (2020 à 2025)
Ont été retenu les données des patients diagnostiqués avec une lèpre en réaction (type 1 ou type
2), confirmés par un clinicien ou un dermatologue, et suivis à l’HDB entre 2020 et 2025 avec
un dossier médical complet et accessible.
Résultats :
Cette étude, menée entre 2020 et 2025, a porté sur les réactions lépreuses observées chez les
patients suivis pour lèpre. Sur 543 malades dépistés, 85 cas de réaction lépreuse ont été
colligés, soit une fréquence hospitalière de 15,65 %. Les patients étaient majoritairement de
sexe masculin, avec un âge moyen de 35 ans.
Les réactions lépreuses survenaient principalement au cours du traitement par
polychimiothérapie (PCT). Les réactions de type II étaient plus souvent marquées par des
poussées répétitives. Les principaux facteurs déclenchants identifiés étaient le paludisme et la
mauvaise observance thérapeutique.
La prise en charge reposait surtout sur la corticothérapie. L’évolution était globalement
favorable, malgré la survenue de complications neurologiques, infectieuses et oculaires, la
surinfection étant la plus fréquente. Quatre décès ont été enregistrés.
Conclusion :
Les réactions de type 1 sont les plus fréquentes. Les œdèmes caractérisent les réactions de type
1, et les nodules sous cutanées celle de type 2. Ce profil clinique est similaire aux observations
rapportées par la littérature.
La présence d’une infection fongique ou la mauvaise observance du traitement par PCT semble
avoir favorisées la survenue de poussées multiples.
D’autres travaux sont nécessaires pour décrire les facteurs de risques des poussées

