Aspects anatomophatologique et immunohistochimique des cancers du sein au centre hospitalier universitaire (CHU) POINT G
Résumé
Le cancer du sein représente un problème majeur de santé publique. Chaque
année, le cancer du sein est diagnostiqué chez 1,7 million de femmes. Pour une
meilleure prise en charge des cancers du sein, il faut développer les approches
efficaces et abordables.
L’objectif de ce travail était de determiner la place de l’immunohistochimie dans
la prise en charge des cancers du sein au Mali.
Il agissait d’une étude rétrospective allant de janvier à décembre 2022 soit une
durée de 12 mois sur un effectif 93 cas de cancers du sein dont l’examen
immunohistochimie a été réalisé.
Les résultats obtenus sont les suivants :
Le sexe féminin était prédominant avec 98, 9%. Le sex-ratio était de 0,01. L’âge
moyen des patients était de 49 ans, avec des extrêmes de 19 ans et 85 ans.
Les récepteurs hormonaux étaient de : 35,5% de RO+ ; 11,8% de RP+ ; et 23,7%
de Her2+.
Les sous- types moléculaires : le triple négatif était le plus représenté avec
39,8% de suivi de luminal B avec 29% ; de type Her2 avec 23,7 % ; et de
luminal A avec 7,5%.
Cette étude nous a permis de constater que les triples négatifs sont les plus
fréquents. Les cancers mammaires hormonodépendants sont moins nombreux au
Mali donc la majeure partie de nos patients ne bénéficient pas de traitement
hormonal. Le pronostic est moins bon.
En somme, l’immunohistochimie est très important dans la prise en charge des
patients atteints de cancer du sein sans quoi le traitement hormonal est voué à
l’échec.

