| dc.description.abstract | Introduction : Le cancer du col de l’utérus est une néoformation maligne qui altère les cellules du col de l’utérus, le plus souvent, muqueuses et exo-cervicales. Cette maladie sexuellement transmissible se développe très lentement sur une période variant de 10 à 20 ans et offre par conséquent un long délai pour le dépistage. Le cancer du col de l’utérus est un problème majeur de santé publique ; c’est le 9ème cancer dans le monde et le 4ème de la femme, alors qu’il occupe la 2ème place chez la femme dans les pays en développements. Le traitement curatif est lié au stade évolutif de la maladie et demande une connaissance précise alors que le traitement préventif dépend de l’activité promotionnelle, la vaccination, le dépistage et la prise en charge précoce des lésions et accompagnement. L’objectif de notre étude était de d’évaluer les connaissances, attitudes et pratiques des médecins gynécologues des CSRéf des six communes de Bamako face à l’élimination du cancer du col de l’utérus, déterminer les proportions de gynécologues ayant participer à l’étude, déterminer les caractéristiques sociodémographiques des enquêtés, étudier les connaissances, attitudes et pratiques des gynécologues du district face à l’élimination du cancer du col de l’utérus au Mali. Méthode : Il s’agissait d’une étude descriptive avec recueil prospectif des données, notre étude s’est déroulée du 25 décembre 2024 au 01 juin 2025, la population cible était constituée des médecins gynécologues en fonction dans le district de Bamako. Résultats : Le nombre total de gynécologues incluses dans l’étude représente 22 personnes avec un taux élevée de 7 personnes pour le CSref de la commune 5, L’âge moyen des enquêtés était de 45,41±5,07 ans avec des extrêmes de 38 et de 55 ans,La tranche d’âge de moins 45 ans était la plus représentée soit 54,5%, la majorité des enquêtés était de sexe masculin soit 91% avec un sexe-ratio (H/F) de 10/1 (10 hommes pour une femme, la cryothérapie était le moyen thérapeutique le plus disponible selon les gynécologues (90,9 %), suivie de la thermoablation (45,5 %) et du LEEP (9,1 %).
Conclusion
Les résultats de notre étude montrent que les gynécologues des CSRéf de Bamako ont un bon niveau de connaissance et une attitude favorable envers la prévention du cancer du col de l’utérus. Toutefois, certaines pratiques restent limitées, notamment sur l'utilisation du LEEP, ou l’intégration systématique du dépistage par frottis. | fr_FR |