Évaluation Prétest-Posttest de l’Efficacité d’un Atelier Hybride Educatif de Cinq (5) Jours sur les Connaissances, Attitudes et Pratiques sur la Chlamydiose Génitale chez les Jeunes de l’AES + Benin de 15 à 24 ans à Bamako en 2025
Résumé
Introduction : La chlamydiose génitale est l’une des infections sexuellement transmissibles
(IST) les plus courantes chez les jeunes de 15-24 ans. Elle peut entraîner des complications
graves chez la femme, l’homme et le nouveau-né. L’objectif de cette étude était d’évaluer
l’efficacité d’un atelier hybride interactif de cinq (5) jours à Bamako sur les connaissances,
attitudes et pratiques (CAP) sur la chlamydiose génitale. Méthodes : Une étude descriptive
avec une évaluation pré/post-test a été menée auprès de 174 jeunes âgés de 15 à 24 ans. Les
données ont été recueillies au moyen d’un questionnaire standardisé portant sur les CAP liées
à la chlamydiose génitale et aux IST. Les proportions avant et après intervention ont été
comparées à l’aide des tests du χ² ou de Fisher (α = 0,05). Résultats : Les connaissances
générales sur les IST se sont nettement améliorées après l’intervention, avec disparition de la
catégorie « faible connaissance ». La proportion de participants capables de citer au moins
trois (3) modes de transmission est passée de 41,7 % à 50,0 %. Des progrès similaires ont été
observés pour l’identification des symptômes et des complications de la chlamydiose génitale,
notamment chez l’homme (p = 0,045 pour ≥ 1 complication ; p = 0,003 pour ≥ 2
complications). Concernant la communication, le partage d’informations sur la chlamydiose
génitale demeure faible (8,3 % vs 7,4 %), mais l’échange sur le statut IST augmente
significativement (62,5 % à 72,2 %). Une légère baisse de la stigmatisation est également
observée (80,0 % à 72,2 %). Les pratiques préventives progressent après l’intervention :
utilisation systématique du préservatif (62,5 % → 66,7 %), recours rapide aux soins (95,0 %
→ 96,3 %) et nette amélioration de l’acceptabilité du dépistage (70,8 % → 83,3 %).
Conclusion : L’intervention éducative a renforcé les connaissances et plusieurs attitudes
positives des participants à l’atelier, notamment la communication autour du statut IST et
l’acceptabilité du dépistage. Toutefois, la persistance de la stigmatisation et le faible partage
d’informations soulignent la nécessité d’actions éducatives plus soutenues et régulières.
