Connaissances, attitudes et pratiques des femmes en âge de procréer sur la consommation du sel iodé dans l'aire de santé de Kérouané
Résumé
Les études connaissances, attitudes et pratiques (CAP) se révèlent indispensables lorsqu'il s'agit d'évaluer des activités visant explicitement l'amélioration des CAP des populations en matière de nutrition. Dans le but d'étudier les connaissances, attitudes et pratiques des femmes en âge de procréer dans l'aire de santé de Kérouané, une étude transversale par échantillonnage en grappe à deux degrés ayant concerné 250 femmes a été réalisée. Nous avons utilisé le testeur d'iode MBI KITS INTERNATIONAL pour le test du sel. La saisie et l'analyse des données a été faite à l'aide du logiciel SPSS 22.0. Parmi les femmes interviewées 98,8% faisaient une différence entre le sel marin et le sel gemme à partir de la couleur avec 58,3%. Cependant elles n'avaient aucune idée sur les inconvénients de la non-consommation du sel iodé dans 38,4% des cas. Le sel marin était pourtant plus accessible que le sel gemme avec 86,4%. La boutique du quartier était le lieu d'achat le plus représenté avec 39,4%. Au test du sel de ménage, 90,8% des sels étaient iodé dont 24,4% étaient faiblement iodé. Cependant 9,2% des ménages avaient un sel non iodé. Le goitre était présent chez 10,4% de ces femmes avec une plus grande représentativité de la classe Gla avec 42%. Les enquêtées n'avaient aucune idée sur la prévention du goitre avec 98,8% ni sur les causes et les conséquences du goitre avec 84,8% et 64,7%. La tuméfaction à la base du cou était le signe le plus connu par la grande majorité des femmes avec 98,8%. La grande partie des femmes interrogées soit 92,4%, aurait accepté d'approcher une personne atteinte de goitre. Par contre 7,6% d'entre elles auraient refusé d'approcher une personne atteinte de goitre de peur de se faire contaminer et 10,8% n'auraient pas accepté l'opération par peur de la chirurgie. On note tout de même qu'il existe une corrélation entre la présence du goitre et la tranche d'âge.

