| dc.description.abstract | Introduction : L’ictère, défini comme une coloration jaune des téguments et des muqueuses
liées à l’élévation de la bilirubine sérique, représente un motif fréquent d’hospitalisation car il
révèle diverses étiologies.
Objectif : Étudier les aspects épidémiologiques, cliniques et paracliniques de l’ictère dans le
service de Médecine Interne du CHU du Point G.
Méthodologie : Étude descriptive rétrospective incluant tous les patients hospitalisés dans le
service de médecine interne du CHU point - G présentant un ictère clinique sur une période de
5ans allant de janvier 2020 à décembre 2024.
Résultats : Sur 2 174 patients hospitalisés, 158 présentaient un ictère 7,26 %. L’âge moyen
était de 48,1 ± 17,9 ans, avec prédominance masculine 67,1 % et un sex ratio H/F de 2,03.
L’ictère était le plus souvent d’installation progressive (84,8 %), associé à des urines foncées
79,8 %, fièvre 55,1 %, distension abdominale 46,8 %, douleur abdominale 42,4 %, ascite 34,2
% et hépatomégalie 42,4 %. La cytolyse touchait 80,4 % des patients et la cholestase 58,2%.
L’antigène HBs était positif chez 33,3 %, l’anti-VHC chez 7,8 %. Les étiologies principales
étaient intra-hépatiques (cirrhose 50,6 %, carcinome hépatocellulaire 24,7 %), extra-hépatiques
(lithiase biliaire 37,5 %, cancer pancréatique 18,8 %, Ampullome vatérien 1 cas) et hémolytiques
(paludisme 52,5 %, hémolyse auto-immune 32,8 %, déficit en G6PD 1 cas) L’évolution
hospitalière était sévère : 53,8 % de décès et 28,5 % de sorties améliorées.
Conclusion : L’ictère touche principalement la population adulte active, avec des causes intrahépatiques
prédominantes et une mortalité élevée, soulignant l’importance d’un diagnostic précoce
et d’une prise en charge adaptée. | fr_FR |