Problematique de l’observance de l’insulinotherapie chez les enfants et adolescents diabetiques à l’Unite de prise en charge des enfants diabetiques à l’hopital du Mali.
Résumé
Introduction : Le diabète est une hyperglycémie chronique résultant d’un défaut de sécrétion
ou d’action de l’insuline .
Le traitement du diabète de type 1 repose exclusivement sur l’insuline, administrée par
injection. Un diagnostic ou un traitement tardif peut entraîner des complications graves, comme
l’acidose, qui peuvent être mortelles en quelques jours. Dans les pays développés, un traitement
approprié permet aux enfants atteints de diabète de type 1 de mener une vie productive et de
longue durée.
But : Étudier l’observance de l’insulinothérapie chez les enfants et adolescents diabétiques en
unité de prise en charge à l’hôpital du Mali.
Méthodologie : Etude transversale descriptive et analytique avec receuil prospectif des données
de 11 mois (1er Juillet 2024 au 31 Mai 2025), qui s’est déroulé dans le service d’Endocrinologie
Maladies Métaboliques et Nutrition de l’hôpital du Mali.
Résultats : Nous avons colliger 70 enfants et adolescents diabétiques dont 55,7% avaient une
observation moyenne . Le sex ratio était 1.06 avec une predominance masculine. L’âge moyen
était de 15,73 ± 3,13 ans avec des extrêmes de 8 ans et de 19 ans. Vingt-trois (23) soit 32,9%
des tuteurs de nos patients étaient des cultivateurs . Les patients scolarise représentaient
cinquante-deux soit (52,9%) de notre échantillon. Cinquante-six (56) soit 80% des patients
étaient non assure. Vingt-trois (23) soit 33% de notre population avaient un IMC normal. La
céto-acidose était le mode de découverte du diabète chez trente-six soit 51,4% des patients. Le
diabète était déséquilibré chez soixante-trois (63) soit 90% de nos patients avec un HbA1c
moyen était à 10,76± 2,94 % avec des extrêmes de 5,2% et de 15,3%.
Trente-quatre (34) patients soit 48,2 % de notre échantillon avaient une durée d’évolution du
diabète comprise entre ]1-5] an. Soixante-sept (67) soit 95,7% de la population d’étude ne
présentaient pas de pathologies médicales associes au diabète. L’hypoglycémie était la
complication qu’on retrouve chez 75,7% de nos patients soit chez 53 patients.
Cinquante-huit (58) patients soit 82,9% avaient l’auto-anticorps (Anti-GAD) négatif.
Quarante-un (40) soit 58,51% de notre échantillon avaient une glycémie comprise entre [0,70-
1,80] avec une glycémie moyenne était de 1,796± 1,01 g/l et des extrêmes de 0,60 et de 4,88
g/l.
Quarante-deux (42) soit 60 % de nos patients avais un schéma intensifie à quatre (4) injections.
Trente-deux (32) soit 45,72 % de notre étaient sous traitement à base d’actrapid associe au
basaglar.
Cinquante-six soit 80 % de nos patients avaient leurs rendez-vous chaque mois.
Quarante-huit (48) soit 68,57 % avaient comme effets secondaire de traitement l’hypoglycémie.
Trente Neuf (39) soit 55,7 % avaient observance thérapeutique moyenne.
Nous avons retrouvé un lien statistiquement significatif entre l’âge et l’observance
thérapeutique (p=0,154) ;
Le sexe et l’observance thérapeutique (p=0,16) ;
La profession du tuteur et l’observance thérapeutique (p=0,39) ;
L’HbA1c et l’observance thérapeutique (p=0,25) ;
Le rythme de suivi et l’observance thérapeutique (p=0,27).
Conclusion : Il ressort de notre étude que 55,7% des patients avaient une bonne observance
moyenne a l’insulinothérapie . Ce résultat montre encore une fois de plus comme dans la
littérature que des efforts doivent être entrepris par les acteurs de la santé et aussi par les tuteurs
des patients diabétiques pour améliorer d’avantage l’observance du traitement a base d’insuline
chez les enfants et adolescents diabétiques de type 1.

