Violences sexuelles basées sur le genre à l’unité de «One Stop Center » au Centre de Santé de Référence de la Commune V du district de Bamako/Mali
Résumé
Introduction : Les violences basées sur le genre est une expression générique décrivant les
actes préjudiciables commis contre le gré de quelqu’un en se fondant sur les différences dues
aux préceptes sociétaux liés au genre
Objectif : Etudier les violences sexuelles basées sur le genre à l’unité de « One Stop Center »
au centre de santé de référence de la commune V de Bamako/ Mali.
Méthodologie : Durant la période d’étude, les violences sexuelles ont représenté 13,4% de
l’ensemble des violences basées sur le genre (VBG). L’âge moyen des survivantes était de
27ans± 2 avec des extrêmes de 6 ans et 59 ans. Dans notre étude, plus de la moitié des
survivantes soit 52,6% étaient des nulligestes et 71,2% des nullipares. Dans notre étude, 78,8%
des survivantes étaient accompagnées par un officier de police judiciaire et 20,9% des
survivantes étaient munies d’une réquisition. Dans notre série l’auteur présumé n’avait aucun
lien avec la victime dans 80,8% et il était un voisin du quartier dans 11,3% des cas. Dans notre
étude, 82,6% des survivantes ont consulté dans les 72 heures. Ceci concorde avec celui de
Diarra M D (20) qui a trouvé 78,43% des survivantes ayant consulté dans un délai de 72 heures.
Dans notre étude, la pénétration génitale a été le plus représenté avec 97,4% dont 61,6% était
accompagné d’éjaculation. Nous avons retrouvé 80,2% de lésions hyménales anciennes. Les
déchirures hyménales récentes ont été retrouvées dans 6,4% des cas. La pilule du lendemain a
été administré chez toutes les survivantes en période d’activité génitale soit 54,6% des cas. Pour
la prise en charge médicale, les antalgiques ont été utilisés dans 54,62% des cas et les
antibiotiques (52,82%). Toutes nos survivantes ont bénéficié d’une assistance
sécuritaire.Conclusion : Les violences sexuelles constituent un problème majeur au CSRef de
la commune V.

