Prise en charge de l'heuroplulie: état des lieux et perspectives à l'hôpital du Mali
Résumé
Résumé : L'étude a été réalisée dans les services de médecine, de soins intensifs et de santé mentale de l'hôpital national du point G. Elle avait pour but d'évaluer les principales causes de morbidité et de mortalité des dits services. Méthodes : Il s'agissait d'une étude rétrospective étendue sur 2001. La CIM10 a été utilisée pour la classification des pathologies. Résultats : au terme de cette étude, il apparaît que les services de médecine, de soins intensifs et de santé mentale ont hospitalisé 3621 malades parmi lesquels nous avons déploré 736 décès. Dans notre série, les hommes paraissaient plus touchés que les femmes avec un sexe ratio de 1.78 en faveur des hommes. Les personnes âgées de plus de 60 ans semblaient être plus fréquentes (25 %) et l'âge moyen était de 40.41 ± 0.36 avec des extrêmes de 0-99 ans. Les maladies de l'appareil circulatoire avec 945 cas (26.3%) semblaient venir au premier plan des hospitalisations, suivies des maladies infectieuses et parasitaires avec 642 cas (17.9%) et des maladies respiratoires avec 360 cas (10%). Le maximum de décès fut enregistré dans le service le service de pneumologie avec 170 cas (23.09%), suivi par le service des urgences avec 126 cas (17.1%) et le service de médecine avec 100 cas (13.58%). Les principales causes de décès semblaient être les maladies de l'appareil circulatoire, les maladies infectieuses et parasitaires et les maladies respiratoires. La durée moyenne de séjour était de 15.9 + 0.33 avec des extrêmes de 1-99 jours. Le taux d'occupation des lits était de 37%. L'hémophilie est une maladie hémorragique congénitale associée au chromosome X. C'est une maladie rare, mais la mortalité et la morbidité restent élevées surtout dans les pays à ressources limitées. Depuis 2012 la prise en charge de l'hémophilie a connu une véritable évolution au Mali avec l'accès au diagnostic et au traitement avec des facteurs anti hémophiliques A ou B. Quoique salutaire, la prise en charge des hémophiles n'est pas encore efficiente au Mali. L'objet de ce travail était de faire un état des lieux pour améliorer la qualité de vie des malades. Il s'agissait d'une étude transversale à la fois rétrospective et prospective incluant les hémophiles A et B suivis à l'hôpital du Mali. Sur 123 malades suivis pour syndromes hémorragiques, 110 hémophiles ont été enregistrés dans notre étude soit 89.43%. Il s'agissait dans 91.8% d'hémophiles A. Les hémarthroses constituaient la cause de consommation de facteurs anti hémophiliques dans 46% suivie des hématomes (36%). Les complications et les rares cas de décès étaient exclusivement observés dans les formes sévères. Il existait un lien statiquement significatif entre la survenue des accidents hémorragiques, les complications et la survenue des décès chez les malades soumis aux traitements préventifs avec un p=0.001. CONCLUSION : la prise en charge de l'hémophilie connait des avancés encourageantes au Mali, mais il existe encore de nombreux défis à relever afin d'améliorer la qualité de vie des hémophiles sévères.

