dc.description.abstract | Nous avons mené une étude rétrospective transversale à visé descriptive à l ‘unité one stop center (OSC) de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou sur les violences basées sur le genre qui s’est étendue sur 12 mois allant du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2022 dont l’objectif était d’évaluer la prise en charge des VBG à l’unité OSC de l’hôpital Nianankoro Fomba. Ont été inclus(e)s les survivant(e)s reçu(e)s et pris(es) en charge avec ou sans réquisition dans le service de gynécologie et d’obstétrique durant la période d’étude. N’ont pas été incluses les personnes consultées pour autre motif que les VBG. Les aspects socio-démographiques, cliniques et thérapeutiques étaient les paramètres étudiés. Durant cette période, le nombre total d’admissions au service de gynécologique-Obstétrique était de 5677 et le nombre de violences basées sur le genre (VBG) était 101 soit 1,78% des consultations gynécologiques. L’âge moyen de nos survivant(e)s était de 19 ans avec des extrêmes de 3 ans et 47 ans, 55,4% étaient des ménagères et 63,37% étaient des marié(e)s. Les violences physiques ont représenté 34,65% des VBG suivies des Déni de ressources et des agressions sexuelles avec respectivement 28,71% et 19,80% des VBG.La pénétration dans le vagin a été rencontrée dans 83,3% des cas et l’éjaculation dans 7,69%. La majorité des survivantes de violences sexuelles (84,62%) ont consulté dans les 72 heures après l’acte dont 73,08% avaient déjà fait la toilette vaginale. Le dosage des βHCG urinaires et l’échographie nous ont permis de diagnostiquer 28cas de grossesses normales chez les survivantes. Le dépistage du VIH chez les survivant(e)s d’agressions sexuelles n’a pas retrouvé de cas positif. Les antirétroviraux ont été donnés à 23,8% des survivantes à but préventif. L’administration de la pilule du lendemain dans le cadre de la contraception d’urgence a été réalisée chez 19,23% des survivantes. Outre les soins médicamenteux (92,77%) et chirurgicaux (7,23%) dont a fait l’objet les lésions observées, les survivant(e)s ont également bénéficié d’une prise en charge sécuritaire et judiciaire dans respectivement 71,29% et 35,64%. L’assistance psychosociale était totale. | fr_FR |