Profil clinique et épidémiologique de la l’arthrite juvénile idiopathique dans le service de rhumatologie au CHU du Point G
Résumé
Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 89 enfants, atteints d'arthrite juvénile idiopathique (AJI), colligés dans le Service de Rhumatologie au CHU du Point-G de janvier 2005 à décembre 2015. A travers cette série, nous dégageons les caractéristiques suivantes : Le sexe ratio est de 0.58 ; il s'agit de 33 garçons et 56 filles âgés de 1 à 15 ans, avec un âge moyen de début de 8,83 ans, toutes formes confondues.
Le diagnostic est orienté par l'anamnèse, l'examen clinique et les examens paracliniques, qui permettent également de classer les malades en se basant sur les critères d'Edmonton. Sept formes ont été individualisées : oligoarticulaire (26%), polyarticulaire sans FR (24%), polyarticulaire avec FR (17%), indifférenciée (13%), systémique (12%), enthésiopathique (7%) et psoriasique (1%).
Une prise en charge thérapeutique précoce et adaptée conduit souvent à une bonne évolution ultérieure, tout en améliorant le pronostic vital pour les formes systémiques et le pronostic fonctionnel (articulaire et oculaire) pour les autres formes.
Le traitement était à base d'AINS (75%), de corticoïdes (16%). Les antirhumatismaux furent utilisés dans 45 cas dont majoritairement l'APS (76%).
75% des patients ont été perdus de vue faute de moyens financiers, après une année de suivi.
Les complications ainsi enregistrées étaient d'ordre décroissant : 12 cas de séquelles articulaires (dont une ankylose cervicale et 2cas d'ostéonécrose aseptiques des têtes fémorales), 6 cas de retard de croissance, 2 cas de kyste synovial, 1 cas d'ostéoporose et 1 cas de cécité gauche postuvéite.