Pratiques alimentaires des enfants malnutris aigus sévères de 06 à 59 mois dans le Centre de Santé deRéférence de Koutiala en2015.
Résumé
Pour étudier les pratiques alimentaires et suivi nutritionnel des enfants malnutris aigus, sévères de 06 à 59 mois dans le CSRéf de Koutiala et aussi pour actualiser les données, nous avons mené une enquête dans le CSRéf de Koutiala situé dans le chef lieu de la commune urbaine de Koutiala, région de Sikasso(Mali). Pendant notre durée de collecte des donnés nous avons enregistré 400 enfants sur lesquels seulement 238 ont pu faire partis de notre étude, les autres cas étaient des cas de refus , d’enfants agités existantes sur le dit sujetAu terme, nous dirons que l’état nutritionnel des enfants de 6 à 59 mois était inquiétant, le taux de marasme à 55%, celui du kwashiorkor 34,5%, faible taux de vaccination, taux élevé de sevrage précoce d’où la nécessité d’entreprendre des stratégies et actions pour l’amélioration de la situation nutritionnelle des enfants et de la qualité de vie des populations rurales. Car la problématique est multisectorielle et devrait inclure les contributions de l’ensemble des disciplines ou secteurs associés (sécurité nutritionnelle, agriculture, santé pour la nutrition, économie, culture…). Les principales maladies rencontrées comme causes de la malnutrition aigue sévère ont été le paludisme la gastroentérite et la pneumopathie. La qualité du suivi est satisfaisante avec un taux élevé de succès aux traitements. Ces carences touchaient en général les enfants de moins de cinq ans et plus particulièrement l’enfant en âge (06mois) d’introduction d’alimentation complémentaire. L’allaitement exclusif chez les moins de 6 mois était faiblement ou tout simplement mal pratiqué par les mères. Les pratiques alimentaires inadéquates font référence, non seulement à la qualité et à la quantité des aliments donnés aux enfants, mais aussi aux étapes de leur introduction. Les céréales étaient les aliments les plus consommés. Par contre certains produits locaux (tubercules, fruits, légumes…) étaient peu utilisés et valorisés.