Place du paludisme dans les etiologies des affections febriles obsevees au centre de sante communautaire de dravela et dravela-bolibana
Résumé
Notre étude avait pour but d'étudier les aspects étiologiques et thérapeutiques de la rétention aigue d'urine (vésicale) dans le service d'urologie du CHU du point G.
C'est une étude prospective portant sur 121 cas de rétention aigue d'urine vésicale sur une période de 12 MOIS (Octobre 2014 à octobre 2015). La rétention aigue d'urine vésicale a représenté une fréquence de 16,78 % de l'ensemble des malades hospitalisés et 19,77 % des troubles du bas appareil urinaire. La tranche d'âge la plus concernée était de 61-80 ans avec des extrêmes de 3 ans à 94 ans. Les deux sexes sont touchés avec une prédominance masculine à 94,04 %. Une proportion importante de notre effectif soit 42,98 % étaient référés pour échec de sondage chez qui dans 22,31% des cas un cathétérisme sus-pubien a été réalisé et dans 20,66 % des cas un sondage transuretral a été pratiqué à l'aide d'un Mandrin de Freudenberg.
La sélection de la charrière appropriée est la clé du succès du sondage. Le choix du bon diamètre de sonde procure au patient un certain confort.
La quantification des urines recueillies après sondage a une valeur prédictive pour la prévention du syndrome de levée d'obstacle. Il est nécessaire de procéder à une vidange avec clampage du drain tous les 500 ml pendant 15 mn pour prévenir l'hémorragie à vacuo.
Malgré la multitude étiologique, un examen minutieux et des examens paracliniques nous ont permis de retrouver l'hypertrophie bénigne de la prostate dans 61,16 % des cas comme étant la cause la plus fréquente.
Le toucher rectal bien que nécessaire dans la formulation des hypothèses diagnostiques ne peut aucunement prendre la place de l'examen anatomopathologie pour la confirmation du diagnostic surtout dans les pathologies prostatiques.
Le but de la prise en charge étiologique est la levée de l'obstacle sous vésical. Elle a été dans 79,34 % des cas chirurgicale contre 29,52 % médicamenteuse. Les suites opératoires ont été dans 76,04 % des cas simples.
Le suivi des patients en postopératoire est nécessaire pour l'appréciation de la qualité mictionnelle après le traitement qui dans notre étude est dans 83,47 % des cas satisfaisant.