Patients graves au service d’accueil des urgences (SAU) du CHU Gabriel Touré : délais d’admission et devenir en réanimation

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Date
2016Auteur
Fouelefack Soléfack, Marie Caroline Lovette
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> Introduction: Les patients graves aux urgences sont ceux classes CCMU 3,4,5 et dont le pronostic vitale est engagé a court ou moyen terme. Leurs fréquences dans les services de soins intensifs est d'autant plus important en occident qu'en afrique avec une fréquence allant de 2,4 à 41,13%. Le but de notre étude est: Déterminer la fréquence des patients graves au SAU; Décrire les aspects cliniques des patients graves au SAU; Déterminer la durée de séjour des patients graves au SAU; déterminer les facteurs influençant le délai d'admission en réanimation des patients au SAU; D'identifier les facteurs influençant sur le devenir des patients graves admis en réanimation. > Matériels et méthodes: Nous avons mené une étude prospective, polycentrique avec des fiches de transferts, des dossiers médicaux, et des registres d'hospitalisation des patients graves aux urgences, du 01/01/2015 au 31/10/2015. Une analyse uni variée des critères de gravité cliniques et paracliniques permettait d'identifier les facteurs significatifs aux devenir des patients en réanimation, lesquels étaient ensuite introduits dans un model de régression logistique. > Résultats: Parmi 16997 dossiers étudiés, 658 patients était inclus (70,2% d'hommes). L'âge médian était de 32 ans (3-83). 184 (27,96%) patients étaient admis en réanimation. Le score de Glasgow (OR=2,43 ; 1,35-4,39), la fréquence respiratoire (OR=1,27 ; 1,04-1,54), l'embolie pulmonaire (OR=5,1 ; 1,2- 21,66), et le polyiraumatisme (OR=4,35 ; 1,46-13,2) étaient associés au transfert en réanimation. Seul le score d'IGS II avait une valeur pronostique avec une moyenne de 52,43±16,7 et dont une mortalité prédicte de 51,9±27,7. Discussion : Bien que prospective, cette étude sur une large cohort met en avant certaines failles peu décrites. L'absence de la médecine préhospitalière, les insuffisances du service de réanimation favorisant le séjour long des patients dans les services d'urgences. Tout ceci concoures au pronostique de ces patients. >Conclusion: L'étude a permit de démontrer que la mortalité était corrélée à l'âge, la provenance, le mode d'admission, la gravité, la durée de séjour et le motif d'hospitalisation avec un accent porté sur les âges extrêmes.